Franck Plüss

Je pratique la méditation depuis plus de vingt ans et je me suis formé à sa transmission, entre autres dans le programme RESO et Esprit Clair. J’ai été infirmier en santé mentale et infirmier sapeur-pompier. J’ai travaillé dans le secteur culturel et proposé des programmes de méditation dans le monde du travail. Je suis aujourd’hui représentant syndical dans la fonction publique territoriale, au contact quotidien des agents des collectivités du Haut-Rhin.
Je connais l’inquiétude de près, depuis longtemps. C’est de là que je parle : non pour proposer d’en guérir, mais pour apprendre à l’habiter autrement. Mon approche est laïque et sans dogme. Elle croise plusieurs approches — sans jamais en faire une méthode. Un geste suffit : s’asseoir, écouter, respirer, laisser de la place.
Je suis l’auteur du podcast Habiter l’Inquiétude et je prépare un livre du même nom. Je vis en Alsace.
Un mot de tout le monde
« Inquiétude » est un mot de tout le monde. « Anxiété », « angoisse », « trouble » sont des mots de médecin : ils servent, et pouvoir nommer ce qui arrive soulage souvent — je ne le conteste pas. Mais ils font vite de chacun un cas, comme si seuls ceux qui ont un diplôme avaient le droit d’en parler. L’inquiétude, tout le monde la connaît. On peut en parler à voix haute, sans titre et sans honte.
Ce que je dois aux autres
Ce que je propose n’est pas de moi seul. Je le dois, pour l’essentiel, à ceux-ci :
- Fabrice Midal et l’école RESO, où je me suis formé : la méditation comme art de vivre plutôt que comme technique, et l’idée qu’on ne médite pas pour se calmer.
- La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), avec Steven Hayes, Russ Harris et John Forsyth : une autre manière de se tenir face aux pensées et aux émotions, et la question de ce qui compte.
- François Roustang, pour l’hypnose : ne rien vouloir à la place de l’autre.
- Des psychiatres et des soignants dont j’ai écouté le travail, et qui m’ont aidé à penser la frontière entre pratique et soin : souffrir n’est pas être malade ; nommer et sentir ce qui se passe plutôt que le ruminer ; ne pas faire de la souffrance une faute, et regarder ce qu’elle empêche dans la vie — avec soi, avec les autres, avec le monde.
Ce que je reformule ici leur doit beaucoup. Les erreurs sont de moi.
Les deux casquettes
Je travaille chaque jour avec des agents des collectivités, et je me bats sur leurs conditions de travail avec mes collègues. Ce site n’a rien à voir avec ce mandat syndical : il est à mon nom, il est gratuit, et aucune organisation ne l’organise, ne le vend ni ne le prescrit. Je fais les deux choses, séparément : je me bats sur les conditions de travail, et je propose ceci pour la personne, pendant.
Ce que ce site n’est pas
Ce site ne vous apprendra pas à gérer votre stress, à mieux dormir, à être plus efficace ou plus serein — même si cela peut se produire. Ce n’est pas qu’il soit contre : c’est qu’il ne promet rien, parce que la promesse est précisément ce qui vous tient en alerte et en hyper-contrôle. Quelqu’un à qui l’on a promis l’apaisement passe la séance à vérifier si ça marche — et cette vérification est ce qui l’épuise.
Ce site n’est pas un soin. Je ne suis pas ici thérapeute. J’ai été infirmier en santé mentale, et c’est justement pour cela que je sais où s’arrête ce que je propose sur ce site. Si vous êtes suivi par un médecin, un psychiatre ou un psychologue, parlez-en à la personne qui vous suit. Si vous êtes en danger, appelez le 15. Si vous avez des pensées suicidaires, le 3114 répond jour et nuit.
Il n’est pas non plus contre la médecine ni contre les traitements : rien n’est sans effet, ni un médicament, ni une psychothérapie, ni la méditation. Ne modifiez et n’arrêtez jamais un traitement sans en parler au médecin qui vous le prescrit.
Ce site n’est surtout pas une réponse aux mauvaises conditions de travail. Je sais ce qu’une organisation ou un management toxique peut faire à une personne. Ce qui doit changer dans le travail doit changer dans le travail. Ce que je propose ici est pour la personne, pendant.
Ce qu’il y a ici : des pratiques, gratuites, en français, pour apprendre ou réapprendre à s’asseoir, à écouter, à respirer sans rien contrôler, et à laisser de la place à ce qui est là — y compris l’inquiétude si elle se présente. Un rendez-vous chaque semaine. Et personne qui vous demande quoi que ce soit.
Ce que ce site ne fait pas non plus
- Il ne vend rien pour l’instant. Si cela change un jour, ce sera dit ici, clairement, à part et sans pression.
- Il ne publie pas de témoignages « avant / après », pas de quiz, pas de promesse chiffrée.
- Il ne met pas de musique sous les méditations. Une voix, un chemin proposé, du silence.