Mairies, intercommunalités, syndicats mixtes, CCAS…
Pour les agents des collectivités
Vous n'avez pas besoin d'être « anxieux » pour être ici. Vous avez besoin de dix minutes, et d'un endroit où personne ne vous demande rien.
Je travaille tous les jours avec des agents de mairies et d’intercommunalités — accueil, services techniques, ATSEM, secrétaires de mairie, encadrants, agents de petites communes sans DRH ni service prévention. Je sais ce que c’est qu’un usager qui hurle, une réorganisation qui n’en finit pas, une charge qui monte sans que personne ne la voie. Et je sais que ce qu’on vous propose, quand on vous propose quelque chose, s’appelle « gestion du stress » : encore de la maîtrise, pour des gens qui en ont déjà trop.
Ce site propose autre chose. Pas une compétence de plus à acquérir. Un endroit où se poser.
Ce que ce site n’est pas, pour vous
- Ce n’est pas une réponse de l’employeur. Si vos conditions de travail sont le problème, ce site ne les changera pas, et il ne prétend pas le faire. Ce qui doit changer dans le travail doit changer dans le travail — par les voies prévues pour ça : votre encadrement, le médecin de prévention, les représentants du personnel, le comité social territorial.
- Ce n’est pas un dispositif de prévention des risques psychosociaux. Il n’y a ici ni questionnaire, ni tableau de bord, ni remontée à qui que ce soit. Personne ne sait que vous êtes là.
- Ce n’est pas un soin. Si vous allez mal, la page Besoin d’aide maintenant est faite pour vous : médecin traitant, médecine de prévention, Mon soutien psy, 3114.
- Ce n’est pas une injonction. Rien ici ne doit devenir obligatoire dans un service. Une pratique imposée n’est plus une pratique.
Comment pratiquer quand on n’a ni le temps ni le lieu
Dans la voiture, avant d’entrer. Garé sur le parking de la mairie, moteur coupé, deux ou trois minutes. C’est probablement le meilleur endroit qui existe : personne ne vous y dérange, et vous y êtes déjà.
Au bureau, entre deux appels. Les pieds au sol, le regard vers le bas, écouter les sons du bâtiment. Trente secondes suffisent pour changer de prise. Ça ne se voit pas.
Après un accueil difficile. On ne « décompresse » pas, on ne « souffle » pas : on s’assoit, et on laisse la chose être là sans la surveiller. La pratique Trois minutes pour changer de prise est faite pour ça.
À la maison, le soir ou le matin. Dix minutes, la pratique de la semaine. C’est là que le programme se fait vraiment.
Pratiquer à plusieurs, dans un service
C’est possible, à trois conditions : que ce soit proposé, jamais imposé ; que ça se passe sur un temps qui appartient aux agents (la pause méridienne, par exemple) ; et que personne n’ait à dire pourquoi il vient. Le texte intégral de chaque méditation est publié sur ce site précisément pour cela : quelqu’un peut le lire à voix haute pour les autres, lentement, en respectant les silences.
Une chose que je vous dois
Je suis représentant syndical dans la fonction publique territoriale. Ce site n’a rien à voir avec ce mandat : il est à mon nom, il est gratuit, aucun syndicat ne l’organise, ne le vend ni ne le prescrit — il peut seulement vous en informer. Je fais les deux choses, et je les tiens séparées : je me bats sur les conditions de travail, et je propose ceci pour la personne, pendant.
Où trouver de l’aide, dans votre situation
- Votre médecin traitant — le premier interlocuteur, toujours.
- Le médecin de prévention (service de médecine préventive de votre collectivité ou du centre de gestion) — vous pouvez le solliciter directement, sans passer par votre hiérarchie.
- Mon soutien psy — des séances chez un psychologue conventionné, prises en charge, sans ordonnance. Renseignez-vous sur monsoutienpsy.ameli.fr.
- Le 3114 — si vous avez des pensées suicidaires : gratuit, confidentiel, jour et nuit.
- Le 15 — si vous êtes en danger.